Chapitre II ; Prendre goût aux choses. .

Chapitre II ; Prendre goût aux choses.                                                                           .

Vocabulaire : - " dorian(e) " caractérise un vampire dit au sang " pur "
----------------------------------les dorianes sont des personnes devenues vampires pour un but précis, -------------------------------------par volonté d'un seigneur qui fera mordre la personne désignée.
-----------------------------------Ou tout simplement mordues par un dorian qui transmettra sa race.
----------------------------------Mais ça n'arrive pas souvent ; ils préfèrent rester rares et
----------------------------------se considèrent alors comme exceptionnels.
----------------------------------On considère donc cette race comme rare, importante et pure.

-------------- " Métorage " Un métorage est l'équivalent d'un salon de thé ou d'un bar pour les vampires.
------------------------------Du sang y est servit, principalement animal car le sang humain
------------------------------reste très couteux ; il est dangereux pour les commerçants d'en
-----------------------------vendre au cas où des intrus les dénonceraient pour meurtre.
-----------------------------Néanmoins, on peut s'y faire livrer secrètement ses propres victimes.

# Posté le mardi 02 décembre 2008 12:39

Modifié le dimanche 22 février 2009 16:39

" Nouveauté n'est pas originalité ni modernité. " Tout dépend si cela est rationnel ..

Musique d'accompagnement ; Rob D - Clubbed to Death

Alors 3 jours passèrent, 3 jours depuis cette révélation,
3 jours que 4 mots ne cessaient de résonner dans sa tête ;
" Je suis un vampire, je suis un vampire, je suis un vampire, je suis un vampire ... "
Elle ne poudrait pas son visage comme les autres jeunes femmes pour masquer des impuretés,
elle cachait simplement une pâleur atroce qui l'horrifiait. Cette blancheur était devenue extrême,
trop voyante. Elle ne voulait pas qu'on lui pose des questions là dessus,
et il valait mieux que personne ne sache.

Elle avait découvert que les sens des vampires sont modifiés ;
La vision est améliorée ainsi que l'ouïe, néanmoins, on perd le goût des aliments ainsi que les odeurs,
sauf celle du sang, qui devient alors particulièrement forte et délicieuse.
Elle ne mangeait plus, elle se nourrissait. Imaginant le goût du sang sans vouloir y toucher.
Pour elle il n'étais pas question de devenir un assassin. Sa conscience était propre.
Enfin, pour le moment. Ses canines devenaient de plus en plus prononcées ;
elles étaient désormais plus longues et plus pointues. Ce qui avait enduré des cauchemars où,
elle plantait violemment ses crocs dans le cou lisse de sa victime.

Quelques de ses nouveaux amis fort observateurs la surnommaient " Mona vampire " pour la taquiner,
ayant remarqué sa pâleur ainsi que son sourire. Elle ne disait rien mais en fait, elle frissonnait dès qu'elle entendait ces mots et évitait de rentrer dans les détails en lâchant un bref rire nerveux.

Elle essayait de s'habituer à ses nouvelles pulsions, ses sens améliorés.
Et d'oublier le plaisir du gout d'un bon repas ou de sucreries.
Mais jusque là, niveau entourage, rien ne changeait, elle continuait de vivre et d'aller au lycée.
Elle disparaissait quelques fois pour se repoudrer et rejoignait à nouveau son groupe d'amis favoris, les laissant dans l'inconscience du monstre qu'elle était. Sa mère l'avait cru malade plusieurs fois,
mais voyant que Marilyn ne cessait pas ses activités quotidiennes dynamiques, elle esquiva le sujet.

Elle évitait de se poser trop de questions. Elle était de nature curieuse, mais cette fois ci, bizarrement,
elle n'avait aucune envie d'aborder le sujet de ce quelle était, de se quelle devait faire ou ne pas faire.
Mais à croire qu'on ne peut pas éviter éternellement quelque chose. Car en cette fin d'après midi,
à la sortie du lycée, une grande personne élancée, vêtue de noir était adossée à un mur ; Lucian.

- Bonsoir Marilyn.

.

# Posté le mardi 02 décembre 2008 13:49

Modifié le dimanche 22 février 2009 16:24

" Il vaut mieux escompter le pire. Nous n'aurons plus que de bonnes surprises. "
Ne parlons pas si vite.

Musique d'accompagnement ; Mindless Self Indulgence - Shut Me Up

Un léger sourire se dessina sur les lèvres exsangues de Lucian tandis que Marilyn grimaça.
Ses amis la regardèrent, questionneurs ; ils n'avaient jamais vu cet homme,
et n'en avait jamais entendu parler.Il enleva ses mains de ses poches
et détacha enfin son dos du mur pour se retrouver face à elle.
Elle en était gênée ; toutes les personnes autour d'eux commencèrent à les fixer d'un regard pesant.
Il observa autour de lui et s'adressa à un groupe de lycéens qui était précédemment avec elle.
Il pencha sa tête sur le côté, inspira et dit d'un ton dégagé :

- Vous permettez que je vous l'emprunte ?

Les jeunes le regardèrent et ne répondirent rien,
justes quelques courageux firent un mouvement de tête en signe d'acquiescement.
Notre jeune femme, elle, restait sans voix, plantée devant ce grand homme envoutant.
Il reposa son regard sur elle avant de prendre sa main froide dans la sienne
et de la tirer en direction contraire de son chemin habituel pour rentrer chez elle.
La chanceuse sourit, il la tenait par la main d'une façon presque délicate.
Elle reprit enfin ses esprits en cours de route et le questionna ironiquement :

- Tu as oublié de me prévenir de ne pas sortir de chez moi ?

Il ne répondit pas et l'entraîna dans une ruelle étroite et sombre,
éclairée par le ciel d'un début d'hiver qui se faisait déjà noir.
Marilyn ne se faisait pas prier et se laissait entrainer comme une poupée articulée.
Elle poussa un simple soupir las. Il se retourna alors d'un seul coup et la fixa.
Notre jeune femme se sentit rougir face à son regard intimidant.
Après quelques secondes, il continua son élancée à travers la rue, dos à elle.
Elle se tu et se laissa guider vers l'inconnu, à travers les ruelles qui paraissaient interminables
et inconnues dans cette pénombre. Commençant à ralentir le pas après plusieurs minutes de silence
- fatiguée de cette marche infinie - et après avoir traversé un endroit éclairé que Marylin reconnu enfin ;
la grande place au Nord du centre ville, il s'arrêta, lui lâcha la main et regarda droit devant lui.
Elle leva la tête pour le regarder et allait lui demander ce qu'ils étaient sensés faire
lorsqu'il parla enfin, soulagé :

- Il est là.

Sans comprendre, elle tourna son regard en direction de l'endroit où Lucian avait le sien.
Elle aperçut une grande silhouette totalement banale. Un lycéen certainement, qui sortait de son école.
Marilyn pu distinguer la personne plus nettement lorsqu'elle s'approchait d'eux ;
Grand, élancé, vêtu d'un jean serré et d'une veste en cuir, avec un sac d'étudiant, pâle,
les cheveux noirs, des yeux clairs, avec ce visage ... Cette bouche ...
Elle fronça les sourcils.


- C'est quoi ce délire ?!

# Posté le mercredi 03 décembre 2008 12:59

Modifié le dimanche 22 février 2009 16:24