" Les malheurs et les jumeaux ne viennent jamais seuls. " Malheureusement ?

Musique d'accompagnement ; RED - Already Over

Marilyn-personnal

Devant moi, la copie exacte de Lucian ;
les mêmes trais, les mêmes yeux, la même taille ... Juste les vêtements différents.
Je restais bouche-bée sans pouvoir sortir un son, c'était incroyable.
Devant mon incrédulité, Lucian prit la parole.

- Marilyn ?

L'autre homme s'approcha de moi et m'offrit un sourire narquois :

- Heureux de te revoir.

Je ne répondis rien, il sortait d'où au juste ? Me revoir ? Mais je ne l'ai jamais vu ..
Ou plutôt je l'ai déjà vu mais ça n'étais pas lui. Mais qu'est ce que je raconte ?!
Ils se regardèrent. Puis me dévisagèrent. Moi, je les regardaient l'un après l'autre,
essayant de comprendre la situation. Sans dire un mot,
comparant intérieurement chaque partie de leur physique.
Lucian sourit et laissa échapper un rire. L'autre homme le regarda alors.

- Elle a des troubles de mémoire ?

Il s'approcha de moi, d'un sourire rassurant puis me regarda.

- Ne me dis pas que tu pensais que nous étions une personne ?

L'autre homme eu un instant de réflexion et se mit aussi à rire mais d'une façon railleuse.

- Elle est trop mignonne !

Je commençait à rougir de honte ; ils étaient frères, clones ?
Ça voudrait dire que Lucian n'étais pas le seul vampire à qui j'ai parlé ? ..
Il confirma mon hypothèse :

- Edwin et moi nous sommes frères ... Jumeaux.
Tu pensais que tu avais à faire à une seule personne ?


Je fis un mouvement de tête. Je me sentais stupide.
Alors il y avait aussi un ... Edwin. Mais qui était qui ?

- C'est Edwin que tu as vu il y a 3 jours.

Il avala sa salive et continua d'un ton beaucoup moins décidé :

- Et c'était moi le premier jour.

Lorsque j'y repensais, il est vrai que j'aurais pu les différencier,
j'étais certainement trop absorbée par cette idée d'être un vampire.
Lucian paraissait beaucoup plus doux et renfermé tandis que lui,
Edwin, avait une expression différente sur son visage ;
une sorte de cruauté mélangée à l'hypocrisie que je détestais tant.
Le soupir las poussé par celui ci me fit revenir à la situation.
Il s'approcha de nous et me regarda.

- Bon vous voulez encore pleurer ou on peut passer à la suite ?

Lucian sortit enfin, lui aussi, de ses pensées ...
J'aurais aimé savoir ce qu'il se passait dans son esprit.
Ils se regardèrent.

- Tu as cours demain ?

Sans comprendre l'utilité de la question je répondis spontanément :

- Oui.

Il chercha quelque chose dans la poche de son manteau noir et me le tandis ; un téléphone.

- Appelles tes parents et dit leurs que tu fais tes devoirs chez une amie.
On aura besoin de deux bonnes heures.

# Posté le mardi 16 décembre 2008 15:10

Modifié le dimanche 22 février 2009 16:26

" Ne vous mettez pas en avant, mais ne restez pas en arrière. " Fuyons !

Musique d'accompagnement ; Fall Out Boy - Thnks fr th Mmrs

Après quelques secondes ou elle devait persuader sa mère de ne pas s'inquiéter ;
qu'elle allait rentrer avant 19h, elle lui rendis son bien.

- C'est bon.

Les deux frères se regardèrent.

- On va directement là bas ?

Edwin répondit d'un ton dur en regardant Marilyn :

- Oui, on a déjà perdu assez de temps. En route.

Elle ne savait pas où elle allait et pourquoi, elle aurait du se taire
mais elle ne voulait pas être entrainée sans savoir de quoi il s'agissait.
Et puis, ils ne lui expliquaient jamais rien explicitement, ou rarement seulement.

- Où allons nous au juste ?

Personne ne lui répondit.
Elle haussa la voix et s'arrêta :

- Arrêtez de faire comme si vous ne m'entendiez pas !
J'ai le droit de savoir ! Vous ne me dîtes jamais rien ! J'en ai plus qu'assez !
Je veux comprendre ! Alors arrêtez de me traîner n'importe où !
C'est toujours la même chose !


Edwin se retourna vivement et il répondit sur le même ton :

- Tais-toi et suis-nous, les réponses te viendrons bientôt !

Elle rougit et serra les poings, elle détestait qu'on lui parle ainsi.
Elle avait tout de même droit de savoir où on l'emmenait !
Elle se tu et lança un regard furtif vers Lucian.
Il répondit calmement avant de se retourner :

- Ne complique pas les choses.

Alors elle les suivis comme ils l'avaient ordonné. Silencieuse. Encore.
Ils arrivèrent dans un endroit en retrait de la ville, une sorte de forêt sombre et calme.
Trop calme. Après à peine quelques minutes de marche dans le néant,
des lumières se firent découvrir.

- 18h ?

- Oui, il y aura presque tout le monde.

Ils entrèrent sur un sentier de pierres anciennes,
éclairé par des lampadaires anciens, eux-aussi.
Une atmosphère étrange régnait, c'était un monde totalement décalé de celui d'aujourd'hui.
Des passants observaient Marilyn, aussi éberlués qu'elle l'était.
Un véritable village se dressait sous ses yeux.
Des épiceries, des bars, des piétons. Sauf que le plus invraisemblables dans cela
était le fait qu'elle se croyait dans un film du Moyen-Age.
Tout devait dater de cette période. Du moins tout ce décor,
et même les " villageois " étaient habillés de vêtements qui paraissaient luxueux et anciens,
comme ceux que l'on retrouve sur certains tableaux d'artistes ayant peint pour des nobles et des rois.
Edwin et Lucian, de leur côté, jetaient des regards assassins aux passants
qui ne pouvaient s'empêcher de les fixer avec un grand étonnement
et de murmurer certains " C'est elle ? " ou encore " Impossible ... ".
Une voix masculine et malicieuse se fit entendre ;

- Bienvenue chez toi Marilyn.

# Posté le mercredi 24 décembre 2008 08:12

Modifié le dimanche 22 février 2009 16:26

" Le meilleur moyen de faire cesser la tentation, c'est d'y succomber. " Ou de l'ignorer.

Musique d'accompagnement ; Evanescence - Lacrymosa

" Une voix masculine et malicieuse se fit entendre ; "

Marilyn-personnal

Nous nous retournâmes tous les trois en même temps.
Un jeune homme se tenait devant nous. Grand, mince, avec des cheveux blonds
attachés en queue de cheval, un petit nez, un sourire malicieux et enfantin,
deux grains de beauté sur sa joue gauche, un sous son oeil droit, des joues creuses.
Et ces yeux, ces yeux ! Deux perles luisantes dans lesquelles on pouvait se perdre.
D'un bleu doux, apaisant et angélique. C'était un ange.
Il murmura avec une voix paisible et réconfortante qui lui allait si bien :

- Si j'avais su que notre élue était si jolie ..

Je n'écoutais pas, je l'admirais.
Je souris naïvement avec une satisfaction stupide et puérile. Il était beau.
Lucian le poussa. LUCIAN LE POUSSA ?!
Il s'interposa entre nous, je fis face à son dos.


- Eloignes-toi d'elle ordure !

L'homme se redressa et sourit calmement.
Pourquoi Lucian faisait-il cela ? Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit,
je remarquai la présence de trois autres personnes en face de nous.
A cheval ? Oui, ils étaient bien à cheval. Une femme et deux hommes.
Tous les trois aux cheveux foncés, couverts de chapeaux.
J'aperçus également un quatrième cheval blanc, qui devait être celui à ce Dieu.
Ce Dieu ? Qu'est ce qui me prend de tomber sous son charme d'abord. Quel nul.
Il répliqua de sa même voix langoureuse :

- Ne t'inquiète pas, je ne lui ferait pas de mal.
Il détourna son regard puis revint à la charge d'une voix sarcastique :
Tu lui as déjà pris sa vie. Je ne pourrais pas faire pire vois-tu ?

Lucian bouillonnait.
J'entendis les personnes sur les chevaux ricaner.
Il esquiva Lucian, s'approcha de moi, mis sa main froide sous mon menton
et leva mon visage pour qu'il puisse le voir.

- J'espère qu'ils ont pris soin de toi ?

Je compris qu'il ne fallait pas que je succombe à son charme enivrant lorsque Edwin soupira.
Je n'expliquerais pas pourquoi j'ai fuis ce moment qui pourtant me faisait plus plaisir que n'importe quoi.
Peut être pour mon orgueil personnel, je n'allais pas tomber directement à ses pieds tout de même.
Et d'un autre côté, je débarquais sans connaître quoi que ce soit. Il valait mieux rester prudente.
Je fis un pas en arrière de sorte à ce que sa main douce ne me touche plus et répondis simplement :

- Oui.

Je pense qu'il comprit que je n'allais pas me laisser envahir par ses belles paroles si rapidement.
Mais il avait bizarrement l'air satisfait. Il monta sur son cheval.

- Tu sais Marilyn, tu n'es pas obligée de rester avec tes deux misérables.
Si tu ne les supportes plus, je te prendrais sous mon aile et te protègerais.



Et il partit comme un roi suivit de ses trois serviteurs.

# Posté le samedi 27 décembre 2008 14:19

Modifié le dimanche 22 février 2009 16:43