" Je ne suis pas mort, j'ai arrêté de vivre " Aussi simple que cela puisse paraître ...
Musique d'accompagnement ; Evanescence - Bring Me To Life
Marilyn-personnal
J'entends des voix lointaines mais je ne sais pas où je me trouve.
Noir, tout est noir, comme si mes yeux refusaient de s'ouvrir.
J'entends Lucian qui crie. Mon c½ur ne bat plus. Aucune odeur ne parvient à mes narines.
J'ai froid, incroyablement froid. Mon esprit me laisse, je n'ai plus la force de bouger.
J'ai la nausée et j'ai l'impression d'être plongée dans une eau glacée. Du vent, il y a du vent.
Je n'ai plus de salive, je suis détruite. L'air ne traverse plus mes poumons, le sang manque.
Lucian. Je voie des ombres claires qui défilent dans ma tête mais je n'arrive pas à les analyser.
Je ne peux plus réfléchir, j'ai mal. Je ne respire plus. J'aimerais crier mais aucun son ne sort de ma bouche. Mon âme abandonne peu à peu mon corps, lâchant un lourd fardeaux. Elle s'en va,
libre et légère comme une plume. Je ne peux pas la retenir, mon cadavre ne m'appartient plus.
Une silhouette ressemble à ma dépouille, enveloppée dans les bras d'une apparition.
Un ange. Mais je ne suis plus ce corps vide.
Il est trop tard pour m'aider ... Un long silence suivit de sanglots éloignés me fait comprendre
que je ne suis plus rien. Et pourtant, je suis là. Lucian pleure et je l'entends hurler mon nom.
Sauf que je ne peux le consoler, mon ange. Si je pouvais, je le lui dirai. Les silhouettes s'effacent doucement, elles se déchirent. Et je me retrouve dans une pénombre aveuglante et silencieuse.
Les voix sont méconnaissables et se transforment en mélodie pour finir par me délaisser.
Je suis seule. Et j'espère, au plus profond de moi, que tout cela n'est qu'une simple illusion.
Car je ne peux mourir maintenant, et encore moins ainsi. Je suis Marilyn.
- Marilyn-personnal terminé -
Cela faisait à présent 40 minutes, 40 longues minutes qu'ils l'avaient déposée sur le fauteuil ensanglanté pour délaisser le cadavre de la femme dans un coin de la pièce. Sauf qu'elle ne sortait pas de ce coma, qui avait l'air beaucoup trop profond. Lucian perdait patience tandis qu'Edwin était assis d'un l'air las contre la porte. Il y avait une faille, un problème ... Elle aurait du se réveiller plus tôt. Son frère l'exaspérait, il s'était agenouillé près du fauteuil pour la prendre dans ses bras et il lui répétait sans cesse la même phrase :
" Elle est en train de mourir Edwin ! Tu entends ?! Marilyn va mourir ! "
Comme si il ne le savait pas ... Que pouvait-il faire ?
Il ne pouvait sortir de cette pièce, les personnes du café allaient se précipiter sur eux et cela pouvait être dangereux. Beaucoup trop dangereux, pour Marilyn comme pour eux. Car tous sauraient alors qui elle est.
Il se leva s'approcha de Lucian et le frappa au visage. Il tomba à terre et essuya sa bouche salie.
Son regard passa de l'étonnement pour arriver à la colère. Lorsqu'il se releva, il serra les dents
et poussa violemment Edwin contre le mur pour alterner entre coups de pieds et poings.
Le sang jaillissait pour disparaitre, la douleur était là mais les destructions inexistantes.
Ils se heurtaient sans raison précise : peut être avaient-ils juste besoin de ce sentiment d'être châtié
pour tout le mal qu'ils avaient pu faire ou, simplement rejeter leur souffrance par des coups.
Alors ils s'entretuaient sans pouvoir arriver à leur but.
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Musique d'accompagnement ; Evanescence - Bring Me To Life
Marilyn-personnal
J'entends des voix lointaines mais je ne sais pas où je me trouve.
Noir, tout est noir, comme si mes yeux refusaient de s'ouvrir.
J'entends Lucian qui crie. Mon c½ur ne bat plus. Aucune odeur ne parvient à mes narines.
J'ai froid, incroyablement froid. Mon esprit me laisse, je n'ai plus la force de bouger.
J'ai la nausée et j'ai l'impression d'être plongée dans une eau glacée. Du vent, il y a du vent.
Je n'ai plus de salive, je suis détruite. L'air ne traverse plus mes poumons, le sang manque.
Lucian. Je voie des ombres claires qui défilent dans ma tête mais je n'arrive pas à les analyser.
Je ne peux plus réfléchir, j'ai mal. Je ne respire plus. J'aimerais crier mais aucun son ne sort de ma bouche. Mon âme abandonne peu à peu mon corps, lâchant un lourd fardeaux. Elle s'en va,
libre et légère comme une plume. Je ne peux pas la retenir, mon cadavre ne m'appartient plus.
Une silhouette ressemble à ma dépouille, enveloppée dans les bras d'une apparition.
Un ange. Mais je ne suis plus ce corps vide.
Il est trop tard pour m'aider ... Un long silence suivit de sanglots éloignés me fait comprendre
que je ne suis plus rien. Et pourtant, je suis là. Lucian pleure et je l'entends hurler mon nom.
Sauf que je ne peux le consoler, mon ange. Si je pouvais, je le lui dirai. Les silhouettes s'effacent doucement, elles se déchirent. Et je me retrouve dans une pénombre aveuglante et silencieuse.
Les voix sont méconnaissables et se transforment en mélodie pour finir par me délaisser.
Je suis seule. Et j'espère, au plus profond de moi, que tout cela n'est qu'une simple illusion.
Car je ne peux mourir maintenant, et encore moins ainsi. Je suis Marilyn.
- Marilyn-personnal terminé -
Cela faisait à présent 40 minutes, 40 longues minutes qu'ils l'avaient déposée sur le fauteuil ensanglanté pour délaisser le cadavre de la femme dans un coin de la pièce. Sauf qu'elle ne sortait pas de ce coma, qui avait l'air beaucoup trop profond. Lucian perdait patience tandis qu'Edwin était assis d'un l'air las contre la porte. Il y avait une faille, un problème ... Elle aurait du se réveiller plus tôt. Son frère l'exaspérait, il s'était agenouillé près du fauteuil pour la prendre dans ses bras et il lui répétait sans cesse la même phrase :
" Elle est en train de mourir Edwin ! Tu entends ?! Marilyn va mourir ! "
Comme si il ne le savait pas ... Que pouvait-il faire ?
Il ne pouvait sortir de cette pièce, les personnes du café allaient se précipiter sur eux et cela pouvait être dangereux. Beaucoup trop dangereux, pour Marilyn comme pour eux. Car tous sauraient alors qui elle est.
Il se leva s'approcha de Lucian et le frappa au visage. Il tomba à terre et essuya sa bouche salie.
Son regard passa de l'étonnement pour arriver à la colère. Lorsqu'il se releva, il serra les dents
et poussa violemment Edwin contre le mur pour alterner entre coups de pieds et poings.
Le sang jaillissait pour disparaitre, la douleur était là mais les destructions inexistantes.
Ils se heurtaient sans raison précise : peut être avaient-ils juste besoin de ce sentiment d'être châtié
pour tout le mal qu'ils avaient pu faire ou, simplement rejeter leur souffrance par des coups.
Alors ils s'entretuaient sans pouvoir arriver à leur but.
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