" La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie. "
Musique d'accompagnement ; Placebo - Meds
- Marilyn ! Elle ouvre les yeux !
- Marilyn !
Une lumière vive m'aveuglais tandis que mes yeux s'entrouvraient, lentement.
J'entendais hurler mon nom de tous les côtés et des mains froides me palper.
J'étais fatiguée et j'aurais aimé me rendormir, encore un peu.
Je ne pensais pas, je sentis qu'on me redressait et je me laissai faire. Ça me faisait mal à la tête...
J'aurais aimé leur dire de me laisser dormir mais je ne trouvais pas la force d'ouvrir ma mâchoire.
Mes yeux se refermaient et je tombai à la renverse ...
- Empêche la de s'endormir !
Les voix s'éloignaient, c'était agréable ... Mais on me secoua. Mes yeux firent obligés de s'ouvrir.
Je ne vis rien d'autre que du blanc. Puis mes yeux s'habituèrent à la lumière pour finir par distinguer les silhouettes. Et les couleurs. J'étais couché et Lucian était penché au dessus de moi, il avait l'air effrayé et inquiet. Je clignai des yeux puis voulu me redresser, il me prit délicatement par les épaules et n'eut aucun mal à lever mon dos du lit froid. Un homme était debout, devant le lit, les lèvres entrouvertes, comme si il assistait à un miracle. Je ne dis rien. Eux non plus, ils attendaient que je parle la première.
La lumière me transperçait les yeux, j'ouvris la bouche mais rien ne sortit.
Lorsqu'une femme rousse entra d'une porte que je n'avais même pas remarquée.
Je la toisai, elle grimaça puis m'offrit un sourire hypocrite :
- Oh ! Réveillée ...
Je la regardai. Je me rendis compte que je la fixai lorsqu'elle détourna le regard.
D'habitude cela m'intimidait de regarder une personne dans les yeux.
Je me tournais vers Lucian, pour savoir ce qu'il s'était passé :
- Ma métamorphose est finie ? Je ne me souviens plus de rien à part le goût du sang.
Je ne mentais pas, j'avais un arrière goût désagréable en bouche ; ni sucré, ni salé. Ancien.
Comme si on m'avait fait avaler un médicament et que je l'avais gardé en bouche durant des heures.
C'était en revanche acide. D'une acidité qui donnait envie de boire quelque chose de chaud.
L'homme étouffa un rire et Lucian secoua la tête d'un geste à peine prescriptible de la gauche vers la droite,
ses yeux parcouraient sans cesse mon visage, comme si il avait peur de me perdre d'ici une seconde.
- Je ne sais pas Marilyn, tu étais dans le coma pendant 4 heures.
Je tournai ma tête vers celui qui riait silencieusement :
- Qui est-ce ?
Cette sensation d'être épiée disparu alors, portant toute l'attention sur l'homme étrange, planté devant moi.
La femme se leva, elle était grande. Elle s'adressa à l'homme qui m'était inconnu d'une façon très spontanée, ils devaient se connaître depuis longtemps :
- Elle ne sait même pas qui tu es ?!
Il haussa le ton, comme si cela pouvait me dire qui il était :
- Mais Marilyn ! C'est moi, Edwin !
Je secouais la tête, comment voulait-il que je le devine ...
Musique d'accompagnement ; Placebo - Meds
- Marilyn ! Elle ouvre les yeux !
- Marilyn !
Une lumière vive m'aveuglais tandis que mes yeux s'entrouvraient, lentement.
J'entendais hurler mon nom de tous les côtés et des mains froides me palper.
J'étais fatiguée et j'aurais aimé me rendormir, encore un peu.
Je ne pensais pas, je sentis qu'on me redressait et je me laissai faire. Ça me faisait mal à la tête...
J'aurais aimé leur dire de me laisser dormir mais je ne trouvais pas la force d'ouvrir ma mâchoire.
Mes yeux se refermaient et je tombai à la renverse ...
- Empêche la de s'endormir !
Les voix s'éloignaient, c'était agréable ... Mais on me secoua. Mes yeux firent obligés de s'ouvrir.
Je ne vis rien d'autre que du blanc. Puis mes yeux s'habituèrent à la lumière pour finir par distinguer les silhouettes. Et les couleurs. J'étais couché et Lucian était penché au dessus de moi, il avait l'air effrayé et inquiet. Je clignai des yeux puis voulu me redresser, il me prit délicatement par les épaules et n'eut aucun mal à lever mon dos du lit froid. Un homme était debout, devant le lit, les lèvres entrouvertes, comme si il assistait à un miracle. Je ne dis rien. Eux non plus, ils attendaient que je parle la première.
La lumière me transperçait les yeux, j'ouvris la bouche mais rien ne sortit.
Lorsqu'une femme rousse entra d'une porte que je n'avais même pas remarquée.
Je la toisai, elle grimaça puis m'offrit un sourire hypocrite :
- Oh ! Réveillée ...
Je la regardai. Je me rendis compte que je la fixai lorsqu'elle détourna le regard.
D'habitude cela m'intimidait de regarder une personne dans les yeux.
Je me tournais vers Lucian, pour savoir ce qu'il s'était passé :
- Ma métamorphose est finie ? Je ne me souviens plus de rien à part le goût du sang.
Je ne mentais pas, j'avais un arrière goût désagréable en bouche ; ni sucré, ni salé. Ancien.
Comme si on m'avait fait avaler un médicament et que je l'avais gardé en bouche durant des heures.
C'était en revanche acide. D'une acidité qui donnait envie de boire quelque chose de chaud.
L'homme étouffa un rire et Lucian secoua la tête d'un geste à peine prescriptible de la gauche vers la droite,
ses yeux parcouraient sans cesse mon visage, comme si il avait peur de me perdre d'ici une seconde.
- Je ne sais pas Marilyn, tu étais dans le coma pendant 4 heures.
Je tournai ma tête vers celui qui riait silencieusement :
- Qui est-ce ?
Cette sensation d'être épiée disparu alors, portant toute l'attention sur l'homme étrange, planté devant moi.
La femme se leva, elle était grande. Elle s'adressa à l'homme qui m'était inconnu d'une façon très spontanée, ils devaient se connaître depuis longtemps :
- Elle ne sait même pas qui tu es ?!
Il haussa le ton, comme si cela pouvait me dire qui il était :
- Mais Marilyn ! C'est moi, Edwin !
Je secouais la tête, comment voulait-il que je le devine ...